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Voie transversale?

Luke 3 :1-6

La quinzième année du règne de Tibère César, -lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque de l’Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l’Abilène, 2 et du temps des souverains sacrificateurs Anne et Caïphe, -la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert. 3 Et il alla dans tout le pays des environs de Jourdain,
prêchant le baptême de repentance, pour la rémission des péchés, 4 selon ce qui est écrit dans le livre des paroles d’Ésaïe, le prophète : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Aplanissez ses sentiers. 5 Toute vallée sera comblée, Toute montagne et toute colline seront abaissées ; Ce qui est tortueux sera redressé, Et les chemins raboteux seront aplanis. 6 Et toute chair verra le salut de Dieu.

 

Jésus retourna auprès de ses parents inquiets qui le cherchaient depuis plusieurs jours à Nazareth [Luc 2 : 46-51].

Entre temps, Jean continuait à baptiser ceux qui écoutait son discours sur la repentance devant une grande foule toute émue qui l’interrogeait ce qu’elle devait faire [3 : 7-10].

Inspiré par Dieu dans le désert, Jean,[1] fils de Zacharie au temps de Ponce Pilate, prêcha le baptême de repentance tiré des trésors du Livre d’Esaïe (40 : 3-5), pour le pardon des péchés [Luc 3 : 1-6].

La repentance est-elle nécessaire?

Le mot repentance n’existe presque plus dans le siècle présent, vue l’orientation que prend l’humanité de questionner le pourquoi et le comment de toute forme de moralité. Il n’y a pas une façon d’interpréter une observation qui a plusieurs facettes. Aujourd’hui, le bien peut-être le mal ; et le mal, le bien. De même, le mensonge peut être la vérité ; et la vérité, le mensonge. Voilà comment l’être humain, devenu plus intelligent ou rusé, donne une interprétation à sa façon pour se justifier et choisir à n’importe quel prix, la qualité de la vie qu’il souhaite mener sans équivoque.

Plusieurs scientistes affirment que l’intelligence est un signe précurseur de la transformation mentale et physique de tout être humain. Bientôt, les gens verront un autre type de génération actuellement transcendante, totalement décousue de ses arrières, avec un nouveau mode de vie, de style et de pratiques qui emberlificoteront les plus expérimentés. Plusieurs exemples illustrent ce comportement depuis quelques temps déjà, puisque les pratiques d’homosexualité sont acceptées et consignées par la loi dans plusieurs pays avancés, comme légales ; les hommes portant des anneaux comme des femmes ; le sexe se change du masculin au féminin et vice versa ; l’arme du mensonge remporte le dessus sur la vérité. Tout ceci à l’encontre de l’enseignement de la Bible.

Il y a encore quelques jours pendant que je regardais la télévision, un citoyen d’origine Américaine a assigné l’État parce qu’il veut changer son âge légalement, de 69 à 49 ans.  Dans la même lignée, pour éviter le problème de racisme, d’autres assignent le même État parce qu’ils ont le droit de se déclarer noir ou blanc quand les deux sont diamétralement opposés parmi tant d’autres encore. Les droits des transsexuels sont approuvés depuis plus d’une décennie et la mobilisation continue d’approuver toute croyance faisant croire morale pour immmorale. Il y a donc lieu de croire entre principe et cause donnant lieu au déterminisme, que l’être humain n’est pas libre mais plutôt déterminé.

Opportunité de changement

Puisque Jean, de son époque portait les gens à prendre conscience de leur « état-d ’âme » du nombre que nous venons de citer plus haut pour avoir le salut, la grande question, est comment comprendre ce même message s’il devait être appliqué avec la génération présente ? Le Livre de Luc dit en ces termes : « la parole de Dieu fut adressée à Jean » [3 : 2b] dans l’unique but de prêcher « le baptême de repentance, [2] pour la rémission des péchés » [v. 3]. Plus loin, il est aussi écrit : car « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir » [Ac. 17 : 30]. Pourtant, quand ce sujet est évoqué dans les Églises de ce monde, il est bien mal compris.

 

Un professeur de théologie me disait il y a quelques années, le péché existe seulement pour ceux qui croient en Dieu ; pour les athées et les sceptiques, non. Je ne comprends pas, lui rétorquai-je ? Il ajoute tout simplement « parce qu’ils vivent en dehors de toute croyance autre que la leur. » M’apprêtant à lui poser une question, il me stoppa et me dit, « ce n’est pas moi, mais eux ; difficile de changer leur pensée. »

Pourtant, dans les lunettes du Livre de Luc, « Jean-Baptiste lance à leur adresse des invectives dans le style des prophètes de l’Ancien Testament ».[3]  Du nombre de ceux de la foule qui écoutaient le discours de Jean étaient des païens, des athées, des indifférents, des sceptiques, des jouisseurs qui par curiosité, l’écoutait leur adresser la parole en ces termes : « Il disait donc à ceux qui venaient en foule pour être baptisés par lui : Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? » [Luc 3 : 7]. Du nombre, se trouvaient aussi, ceux qui vivaient avec de mauvaises pensées : les adultères, les débauches, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Puisque la folie est du nombre de ceux qui font la différence à la poursuite de leur fantaisie narcissiste, il devient évident que la parole du Christ leur doit être adressée tout aussi bien pour éviter la crise de l’apostasie. Une crise aussi vivante à l’intérieur comme à l’extérieur de l’église que Dieu adressa à Jean de réfuter à l’encontre de la mentalité charnelle que produit – croyants ou non – des idées et des actes que Dieu n’accepte pas.

Identifier les mauvaises actions

Les « œuvres de la chair », ce que l’on fait instinctivement par la débauche, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, et tout le reste, sont souventes fois produites par des personnes « troublées » alors que mentalement « saines ». Si une personne sur quatre développe au moins un trouble mental au court de sa vie, [4] chacune a ses propres causes et ses particularités qu’on retrouve dans la liste que nous avions énumérée un peu plus haut.

« Certaines semblent être principalement dues à des dommages cérébraux ou à une prédisposition génétique, d’autres sont grandement influencés par le contexte socio-culturel, d’autres encore sont liées aux associations désadaptatives des stimulations que la personne a apprise à un certain moment de sa vie, etc… Dans ce champ d’étude, de nouvelles théories et des innovations se produisent continuellement, nous approchant toujours plus de la vérité. La combinaison entre différents modèles permet de générer de nouvelles explications intéressantes qui sont orientées vers la prévention des troubles mentaux ainsi que sur les interventions possibles. »

Courons dans la direction du Christ

Dieu continue de parler par son Esprit pour changer l’âme des êtres humains, leur ramenant à conjuguer leurs efforts vers l’amour du prochain et le désir immense de rester attachés à sa volonté par son Esprit. « L’âme donc, ainsi soumise aux impulsions de l’Esprit, à son action bienfaisante et énergique, développe progressivement une armature : coutumes, attitudes, habitus, qui deviendront pour elle une seconde nature — un peu comme s. Thomas l’imaginait, et qui témoignent de la réalité de sa transformation : toutefois cette armature est conséquence de la justification et non sa réalité spécifique. »[5] Celle que Christ témoigne en ces termes : « Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » [22 :42]. Et si, au lieu de choisir la voie transversale, l’on parvenait à concorder notre direction à celle du Christ ?

 

Notes et références 

[1] Le ministère de Jean-Baptiste est l’épisode apparemment majeur du syncrétisme syro-jordanien d’avant 70. Centré sur le Désert ou la Aràba dans le bassin méridional du Jourdain (cf. Me. 1, 4-5 par.), se développant à l’occasion sans doute jusqu’en Samarie, si du moins il convient de situer près de Sichem Aenon ou la « Source » (Aïna) aux « eaux abondantes » mentionnée dans Jn. 3, 28, il dure le temps alors imparti au ministère d’un prophète, selon toute probabilité de l’automne 27 au début de 29.

Schmitt Joseph. Le milieu baptiste de Jean le Précurseur. In: Revue des Sciences Religieuses, tome 47, fascicule 2-4, 1973. Exégèse biblique et judaïsme. p. 392.

[2] Chez les anciens auteurs syriaques l’eau baptismale est comparée au sein maternel qui fait naître les baptisés à une vie nouvelle.

Munier Charles. Rites d’onction, baptême chrétien et baptême de Jésus. In: Revue des Sciences Religieuses, tome 64, fascicule 3-4, 1990. P. 218.

[3] Colon Jean-Baptiste. La conception du salut d’après les évangiles synoptiques. In: Revue des Sciences Religieuses, tome 3, fascicule 1, 1923. p. 64.

[4] https://blog.cognifit.com/fr/sante-mentale/

[5] Robillard Edmond. Aux sources de la prière : l’Esprit-Saint dans l’homme nouveau. In: Revue des Sciences Religieuses, tome 50, fascicule 2, 1976. pp. 157-168;