5. La recherche proprement dite

La recherche proprement dite
Lorsque les canaux de recherche sont choisis, il s’agit de passer à la phase de recherche d’information proprement dite. Cette phase met en œuvre le savoir-faire de recherche et la maîtrise des divers outils mis en œuvre.

Le savoir-faire de recherche
Le savoir-faire de recherche est l’ensemble des connaissances qu’un documentaliste ou un chargé d’information doit posséder pour être autonome et efficace. Ceci inclut la connaissance des canaux d’accès déjà évoqués, des supports, des sources, des centres de documentation et d’information disponibles. Cela comporte aussi les relations professionnelles et personnelles, ce qu’on appelle souvent le réseau.

Tout cet ensemble fait que par rapport à un néophyte, la masse d’information disponible n’est pas un labyrinthe ou un magma inextricable, mais c’est un système d’information structuré dont le professionnel connaît précisément les structures, les arcanes et donc les moyens d’accès. Pour résumer, le bon professionnel est celui qui sait faire parler la masse informe des informations disponibles dans le monde et en retirer de la substance pertinente.

Le professionnel se présente alors comme le médiateur entre cette masse d’information et l’utilisateur. Nous sommes donc dans une logique de communication à trois niveaux :

1. L’usager interroge le professionnel et lui soumet sa question.

2. Le professionnel interroge le fonds d’information et lui soumet la question de l’usager convenablement formulée pour obtenir un retour d’information (feed back).

3. Il retransmet la réponse après calibrage et, au besoin, retraitement, à l’usager.

Au final, l’opération de communication s’effectue entre l’utilisateur et l’information, via le médiateur.

La maîtrise des outils de recherche
Le savoir-faire de recherche implique un autre volet non négligeable, c’est la maîtrise des langages d’interrogation. Cela peut aller de la connaissance de la structure d’un site, de son mode de fonctionnement et d’organisation (ensemble de connaissances que nous nommons méta langage) au savoir-faire pour choisir et agencer correctement les bons mots qui permettent au système d’information consulté de renvoyer les bons documents. Tout cet art participe de la connaissance et de la conscience de l’ambiguïté du vocabulaire – notamment en droit – mais aussi la connaissance des syntaxes de recherche sur les différents outils de recherche sur Internet ou sur des serveurs de bases de données professionnelles.

La connaissance et la maîtrise des outils de recherche sont donc également indispensables. Et ce qui manque le plus souvent aux non professionnels toujours étonnés de ne rien trouver sur Internet alors même qu’on leur a dit qu’il suffisait de taper quelques mots pour tout trouver…

En matière juridique, comment s’y prendre pour rechercher dans un Juris-Classeur ? Comment rechercher à partir d’un outil en apparence aussi simple qu’un code Dalloz ou Litec ? Et bien sûr : comment interroger des bases de données telles que celles de Légifrance, sans parler des autres bases payantes et plus généralement, comment interroger les outils de recherche d’Internet ?