News

, ,

Célébration du nouvel édifice dénommé « Pavillon Déjean Bélizaire »

Discours de Circonstance

Le 25 Novembre 2019 à 10 :00 heures, au Parc Universitaire de l’UGOC

Dr. Fritz Olivier UGOCMonsieur le Premier Ministre,

Messieurs les Recteurs des Universités consoeurs,

Distingués invités,

Messieurs les Membres du Conseil de l’Université GOC

Messieurs les professeurs

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Chers étudiants,

C’est pour moi un honneur et un privilège de vous accueillir au Parc Universitaire GOC, tant en mon nom personnel qu’en celui de mes collaborateurs et étudiants pour vous souhaiter la plus cordiale bienvenue.

C’est aussi une grande joie de revoir des amis et des collègues de longue date, des connaissances que j’ai l’habitude de remarquer à la télévision et entendre à la radio, menant le combat incessant pour un développement endogène équitable pour tous, sur le devenir de la société. Je profite de leur présence pour leur témoigner notre admiration en faveur de l’émancipation de l’être haïtien, dans tous les aspects de la vie sociale, culturelle et politique de la nation.

Le devenir de la nation passe nécessairement par la formation que nous inculquons à nos jeunes, à tous les niveaux du savoir, avec compétence et professionnalisme. Ceux qui viennent pour apprendre à l’Université GOC et qui nous écoutent, misent sur notre enseignement pour concrétiser leur rêve et construire leur avenir. Nous n’avons pas le droit de les décevoir. Nous devons les encadrer dans les impasses difficiles, les encourager dans leur élan du savoir, les rassurer de leur capacité à produire dans la recherche, l’expérimentation et l’innovation. Ce sont ces objectifs que l’UGOC a toujours poursuivi depuis sa fondation en 1980 jusqu’à ce jour, à l’ère de la numérisation.

Pavillon Dejean Belizaire UGOCAujourd’hui, nous portons le témoignage de notre mission de manière à promouvoir la bonne nouvelle et à encourager les cœurs endoloris de l’image environnementale grimaçante de notre société, à regarder dans une autre direction : celle de la conscience qui ne trompe jamais, toujours en éveil pour guider à produire un cheminement de services incontestablement lié à l’amour et au respect sans équivoque de nos semblables. C’est par les moyens de l’éducation que nous devons la cultiver, dans l’interaction permanente et les échanges sans préjudices qui nous portent à apprécier nos semblables au-dessus de nous-mêmes. Pourtant nous n’apprenons rien de nouveau puisque plusieurs autres pays ont marqué le pas du développement dans cette directive, chapeautée par la loi, porteuse d’équilibre et d’harmonisation en termes de travail, d’habitat, d’éducation, de création de valeur, de culture et de contacts par-delà les frontières régionales et nationales.

Cette bonne nouvelle, nous la partageons avec tous. Elle est ce qui fait l’objet de notre rencontre dans la célébration du Nouveau Pavillon Déjean Bélizaire, l’un des rares modèles haïtiens de notre société que nous témoignons dignement, pour porter le flambeau incandescent de l’un de nos emblèmes, marquant son passage de Professeur, de Doyen et de Recteur à l’Université GOC.

Détenteur de plusieurs « Honneur et Mérite » dont : le grade Grand-Croix par le Président de la République d’Haïti, Me Joseph Nérette ; le nom inscrit au Tableau d’Honneur de « America’s registry of outstanding professionals » dans l’exercice d’un leadership participatif; le titre honorifique attribué par « Republican Senatorial Medal of Freedom » ; le grade de Doctor Honoris Causa par l’Université GOC ; pour ne citer que quelques-uns, le choix a été porté à l’unanimité sur le témoignage de ses collaborateurs, ses étudiants et tous les membres du Conseil de l’UGOC pour que le nouveau bâtiment que nous célébrons avec actions de grâce et reconnaissance de la compassion divine, porte dignement son nom.

Déjean est l’un de ces rares professeurs qui aime ses étudiants quel qu’en soit leur comportement ou leur appartenance sociale. Assurant ses cours avec focalisation et psychologie, il semble connaître la faiblesse et les forces de ces derniers tout étant aimable, courtois et prêt à les assister avec la même patience et savoir-faire qu’on lui connaît. Il s’intéresse autant aux étudiants qu’à leur matière avec une passion qui l’anime et qui rappelle l’œuvre de Platon faisant hommage à son maitre Socrate. Peut-être qu’on se poserait la question, qu’est qui le distingue des autres professeurs ou est-ce que ça s’apprend, être un excellent enseignant ? Patrick Meredith, professeur en psychologie avait donné le ton que nous partageons, « Ce qui fait un bon prof tient de l’intangible » ; la passion du bon prof pour ses étudiants d’une part ; et de l’autre, la relation individuelle avec chacun, reprenait Denise Barbeau, chercheuse et professeur de pédagogie. Déjean exerce les deux avec une qualité humaine remarquable, ne se fâchant jamais, disant ce qu’il pense, et oubliant les écarts parfois désobligeants. Je redirai comme François Guité, « il est le jazzman qui possède la science de la musique mais qui laisse jouer son cœur. »1

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

La société a besoin de modèles comme Déjean Bélizaire pour s’inspirer et s’exceller dans le devenir de sa mission. Quand il fut Président de la Chambre du Sénat, il y a quelques années, il a fallu de peu pour qu’il tombe dans le piège de ses adversaires. Grâce à son entre genre et à son honnêteté, ceux qui souhaitaient son échec se sont vite repris pour lui exprimer par la suite, leur regret.

Dejean belizaireDéjean avait lui aussi un modèle en la personne feu Maurice Latortue, ancien Doyen de la Faculté des Sciences de l’État en qui il ne cessait de dire et de me témoigner un jour, qu’il souhaitait être comme lui. Pour Déjean, ce Doyen de l’époque était comme un guide précieux, encourageant ses étudiants au travail et ne laissant jamais passer l’occasion sans ne pas les entendre et les guider. Il apprenait à l’observer de loin et à voir comment il s’attirait l’amitié des étudiants et tous ceux qui l’environnaient ou qui travaillaient à ses côtés. D’autres professionnels qui avaient bénéficié de la richesse de son savoir et savoir être de l’ancien Doyen ont porté le même témoignage. Déjean avait bien misé son pari et aujourd’hui il est devenu ce qu’il souhaitait et même au-delà de ses espérances car son lieu d’arrondissement où il a pris naissance, Petite Rivière de l’Artibonite, avait réalisé un grand jubilé à sa grande surprise il y a quelques années, comme le modèle de leadership que tous rêvaient et qui ont fait la joie de sa communauté. Durant toute la journée, la grande foule était venue chez lui, chantant, dansant et mangeant à l’intérieur comme à l’extérieur de sa résidence pour le remercier et la fête ne pouvait plus finir…

Je ne manquerai pas de souligner quand, il y a quelques années, j’avais rencontré Déjean dans sa résidence à Queens, NY, où je venais d’arriver après un long trajet en voiture de Washington, pour rencontrer d’autres collègues avec qui nous souhaitions prendre un lunch. Ces derniers ayant été empêchés ce jour-là, on a longuement causé de politique, de béton armé, d’architecture, partagé de réflexions qui font rêver d’un Haïti prospère où tous ont l’opportunité de vivre et de créer sainement leurs entreprises. Au moment de repartir quelques heures après, Déjean a insisté de me faire préparer un sandwich pour ne pas reprendre la route aussi longue sans rien manger en chemin. Pour moi, c’était un geste remarquable qui me faisait penser combien il devrait être un père de famille exemplaire qui porte un intérêt suprême et bien être progressif de sa progéniture ; même si je n’étais pas un. En tout cas le sandwich était agréable à manger en conduisant sur le chemin du retour ; merci encore Déjean.

Sa contribution professionnelle et son enthousiasme de continuer à enseigner jusqu’à aujourd’hui font de lui un homme de courage devant les difficultés auxquelles font face l’Enseignement Supérieur pour ne pas dire les Universités haïtiennes et qui évoquent la conscience de plus d’un à se demander, pourquoi aujourd’hui on constate avec impuissance la bidonvilisation de l’Université dans le pays alors que l’État aurait dû depuis bien longtemps prendre en mains ses responsabilités dans l’Enseignement Supérieur ?

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs,

Préoccupé par le devenir de l’Enseignement Supérieur et les efforts conjugués par plus d’un, qui ont proposé des alternatives depuis des années jusqu’à aujourd’hui, j’encourage nos dirigeants à créer sans plus attendre, le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (CNESRS), par Arrêté Présidentiel.

Coiffé par un Chancelier, le Conseil aura pour obligation :

  1. de valoriser, dans ses compétences et son fonctionnement, les missions confiées aux établissements privés et publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ;

  2. de conduire de manière autonome son travail, pour trouver un sens de parcours et tirer profit de l’expérience culturelle et formative ;

  3. de favoriser un espace de dialogue et d’échanges équilibrés, en vue de promouvoir les liens qui unissent la recherche, l’innovation, la publication et les services relatifs à l’emploi scientifique ;

  4. d’entretenir les acteurs politiques, économiques et sociaux à l’échelle nationale sur la mise en œuvre des stratégies pouvant répondre à leurs attentes ;

  5. de superviser sur tous les aspects de la formation offerte avec un rôle disciplinaire, disant non au tournis, où l’action nécessite vision et durée.

L’Université est le dernier rempart culturel et scientifique où l’on retrouve les connaissances les plus élevées qui préparent et équipent jeunes et moins jeunes à assurer le devenir de toute nation. Elle est l’Autorité académique et scientifique Suprême de l’État. Elle doit être vue et respectée comme telle pour bénéficier de ses larges expériences culturelles. Elle est le lieu ou prenne naissance la conscience face aux problèmes accrus auxquels peuvent affronter les dirigeants pour solliciter leur concours quand les évènements sont dépassés et trouver les solutions qui répondent favorablement aux attentes de tous. Étant un lieu de recherches, de réflexions, de perfectionnement et de promotion de la culture, elle n’a rien à voir avec la politique arbitraire tissée de l’ignorance des uns et de l’incompétence des autres. L’Université a pour mission, d’éclairer les lanternes de ceux, avides du savoir, d’y puiser les ressources leur permettant d’acquérir les connaissances exactes, d’une argumentation rationnelle, consciente et éclairée capable de répliquer aux défis du moment.

Par l’enseignement, la recherche, la création et les services à la collectivité, l’Université doit contribuer à préparer les personnes qui, à titre de citoyennes, citoyens, travailleuses et travailleurs, façonnent la société et préparent son avenir. Elle est la cuisine de la science, le lieu où réside la conscience, l’évolution, forgeuse et porteuse d’idées liée à l’observation. Elle est la lumière intellectuelle et scientifique d’une nation pour l’élever à la hauteur et à la dignité de ses aspirations sans limite et sans frontière. Elle est le phare qui guide les Chefs d’État en absence de créativité, de nouveauté, qui inspire, véhicule l’absolution de la pensée humaine à atteindre sa vitesse de croisière et le développement infaillible de tous vers le progrès et le cheminement de la transformation.

Quand elle n’existe pas dans un pays ou qu’elle faille à sa mission, la nation devient amère, bossue, délinquante et inadéquate. La nation devient boiteuse, toujours à la recherche d’un miracle qui ne sera pas pour demain ou qui ne viendra pas, si elle persiste dans le cheminement de l’arbitraire et de l’ignorance.

La Direction de l’Enseignement Supérieur a publié au mois d’Avril dernier, une liste de plus d’une centaine d’Universités qui fonctionnent dans le pays ; la plupart, dans des conditions inadéquates alors que nos recherches nous ont permis de déceler plusieurs centaines sur tout le territoire, fonctionnant dans l’artificiel à l’antipode de toute logique, inculquant une formation au rabais et sans contrôle, fourmillant des professionnels à moitié instruits ou mal instruits pour ne pas dire médiocres sur le marché du travail. L’on comprend pourquoi les parents les plus avisés envoient leurs jeunes étudier ailleurs, ce qui ne fait pas honneur au pays, ni à certaines universités qui prônent comme nous d’ailleurs, l’excellence dans l’Enseignement Supérieur. Un diplôme mal obtenu est un échec pour la société et le devenir de la nation. La création du Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique est un devoir de l’État. Il ne sera plus question de continuer à réfléchir car nous en avons assez et le moment c’est maintenant, NOW, parce que l’Enseignement Supérieur doit être offert à tous les Haïtiens qui ont réussi leur fin d’études secondaires ou son équivalent SANS MANQUER UN SEUL.

L’Université d’État d’Haïti devrait arrêter sa politique de tirage au sort chaque année, loin d’être démocratique, aboutit à un échec massif et à un blocage flagrant de l’ascenseur social. « La solution relève d’une attitude plus pragmatique. Pour faire réussir un étudiant, il faut d’abord éviter de le mettre en échec. Ce n’est pas une lapalissade. »2 Elle devrait par contre et pendant un certain temps, former uniquement des maitres et des docteurs spécialisés avec tous les moyens qu’elle a à sa disposition en ressources humaines et financières pendant que les Universités privées, les plus charpentées, devraient continuer à inculquer les formations du 1er au 3ème cycle avec les mêmes privilèges en ressources humaines et financières que l’Université d’État, parce qu’elles forment ensemble des Haïtiens et non une catégorie marginalisée d’haïtiens. Il reviendra au Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique de créer les conditions de fonctionnement plus justes, plus honorables pour relever dignement les attentes de la jeunesse haïtienne et cesser de les traiter en parents pauvres car ils sont magnifiques et riches d’esprit nos jeunes.

  • Ce sera l’occasion d’enrichir le patrimoine national de ressources spécialisées, assurer la pérennité de la nation par la construction d’une nouvelle infrastructure pouvant permettre les secteurs privés et publics les mieux charpentés d’atteindre un niveau compétitif dans l’arène de la globalisation.

  • Ce sera rendre justice à la jeunesse haïtienne pour qu’elle reçoive une excellente formation qu’elle mérite depuis très longtemps et fasse acte de conscience pour un devoir impérieux que l’État n’a pas su à date accomplir, mettant en péril le tissu culturel de la nation.

  • Ce sera l’occasion « — d’organiser des cours spéciaux de formation et des séminaires relatifs à l’industrie ; — de faire des études, des recommandations et des enquêtes au sujet des projets de création ou d’expansion des petites ou moyennes entreprises soumis à des demandes de financement de la banque ; — d’aider les industries existantes pour toutes les questions de gestion financière et technique ; – de proposer des alternatives sur les problèmes du trafic quasi impossible actuellement avec les taptap, les motos, les marchands qui envahissent les rues ; du développement urbain dans l’application des règles de zoning qui sont des problèmes d’urgence pour éviter les casse sociaux communément appelés ‘road rage’ » dans le vocabulaire anglais. »3

  • Ce sera finalement la réforme universitaire que Iconicoff Moise appelle « … la pierre angulaire de l’évolution culturelle et civique de tout le continent. »4

Nous avons aujourd’hui des modèles d’hommes et de femmes qui sont des modèles d’espoir, de moralité, de visionnaire, disponibles et disposés à répondre aux attentes de l’État sans rémunération s’ils sont sollicités, pour mettre leurs talents et leurs expériences sur la qualité du savoir, de la créativité, de la rigueur scientifique et de la pensée critique. « Il est opportun de se rappeler, en conclusion, que les universités ne se composent ni d’enseignants ni de chercheurs, mais de professeures et professeurs, c’est-à-dire de personnes dont la tâche consiste tout à la fois et par conséquent de manière indissociable à joindre les activités d’enseignement et de recherche. Une séparation des deux volets de la tâche porte atteinte à l’intégrité de la notion de professeur et, partant, de l’Université elle-même. »5

Jean Goddard et Jaana Puukka écrivent, dans La contribution des établissements d’enseignement supérieur au développement régional : opportunités et enjeux : « On observe à l’heure actuelle une convergence des politiques d’innovation et de développement territorial répondant à de nouvelles exigences, compte tenu de l’élargissement de la portée des politiques d’innovation. La priorité est désormais davantage accordée à l’éducation et à la formation, à l’aptitude à l’emploi, à la qualité et aux compétences de la main-d’œuvre, ainsi qu’à l’apprentissage tout au long de la vie. Les individus et les ressources humaines occupent à présent le devant de la scène. Il est désormais admis que les initiatives visant à promouvoir l’innovation et la compétitivité doivent tenir compte des problèmes de disparités urbaines ou régionales en termes de chômage, de pauvreté et d’exclusion, dans un contexte multiculturel. On aspire par ailleurs à créer et à promouvoir des lieux de créativité et d’initiative, à même d’attirer les talents et les entreprises. Ainsi, nombreuses sont les villes à s’être inspirées des réflexions sur la nouvelle « classe créative », et la concurrence mondiale que suscitent les talents conduit à investir davantage dans le marketing local et l’estampillage commercial des villes, présentées comme des « endroits agréables pour vivre » (Florida, 2002).6

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Premier ministre Ceant Universite GOCLe futur de la nation passe par un changement de mentalité en apprenant à nous aimer les uns les autres et à construire dans un esprit de service, dans un leadership participatif et non de directif communément appelé par Kowasi Nuako, professeur à Howard University, « Chef de tribu ». L’échec de la société est malheureusement lié à ce dernier qui conduit :

  1. dans une dynamique passive, immature et éteinte du point de vue de sa créativité ;

  2. dans l’échec successif et d’absence de maitrise conduisant à la résignation et aux palabres à n’en plus finir ;

  3. à la désertion des collaborateurs les plus talentueux et autonomes ;

  4. au parasitage et à la oisiveté ;

  5. à la diminution de la qualité décisionnelle au point de devenir des moutonniers ou des suiveurs incapables de produire des alternatives, voire avoir la confiance en soi.

  6. Les droits et devoirs exercés sont à l’antipode du bien-être de l’autre, parce qu’ils sont hérissés d’un comportement mitigé entrainant avec eux le moule invisible qui broie les infrastructures administratives, les hommes et femmes de bonne volonté, conduisant à l’échec, les plus belles têtes éclairées du pays.

Tous les efforts de l’Université GOC sans l’aide d’aucune assistance locale ou étrangère sont l’œuvre de Dieu à qui, dans notre foi et conviction, nous rendons Honneur et Gloire pour son amour du pays, pour chacun de nous en particulier et pour l’insigne honneur de gérer sainement Ses biens. Aujourd’hui vous avez été témoins d’une tranche d’histoire portant création de l’effigie « Pavillon Déjean Bélizaire ». Déjean continue à semer dans la bonne direction et nous sommes fiers de lui pour son courage, son militantisme comme il me l’avait dit hier soir, sa persévérance et son parcours.

Allons plus loin, marquons nos pas quand les opportunités nous sont offertes de laisser dans notre passage une trace d’histoire. L’Université mise sur ses actuels dirigeants par parvenir à une étape constructive de son évolution. Ce n’est pas le hasard qui nous a réuni ce matin, mais le produit de l’œuvre d’un homme qui nous a fasciné dans son pèlerinage et qui a bien cultivé sa semence. Il espère comme nous, dans les jours à venir, ceux qui auront été témoins et retenus nos remarques, ne manqueront pas de répondre, favorablement aux cris de nos confrères et collègues qui militent depuis plusieurs années dans l’Enseignement Supérieur ; aux attentes des professeurs et de la jeunesse haïtienne d’assurer sainement leur avenir avec fierté dans leur pays ; et à nous tous, de voir enfin naitre une Université moderne qui fait « vase communicant avec la vie nationale et avec la culture universelle », qui suit « les fluctuations, les progrès et les changements de front de cette vie nationale et de cette vie universelle. »7

Que Dieu vous bénisse et qu’il bénisse Haïti !

Je vous en remercie.

3 Bernard Philippe. Le rôle de l’Université dans un pays en voie de développement : un exemple dans le Nordeste brésilien. In: Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 19 N°4, Octobre-décembre 1972. P. 663.

4 Ikonicoff Moïses. Rôle de l’Université et des étudiants dans le développement de l’Amérique latine. In: Tiers-Monde, tome 11, n°41, 1970. Education et développement. Etudes sur la formation, l’enseignement et la planification des ressources humaines. P. 170.

6 La contribution des établissements d’enseignement supérieur au développement régional : opportunités et enjeux

John Goddard et Jaana Puukka

Dans Politiques et gestion de l’enseignement supérieur 2008/2 (n° 20), pages 11 à 47

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.