Blog

Affronter la vie pour surmonter les obstacles avec compassion est la mission de tout être humain.

La Passion du Christ

LITURGIE DE LA PASSION

25 Mars 2018

  1. Première lecture
    • Esaïe 50:4-9a
  • Psaumes
    • Psaume 31:9-16
  • Deuxième lecture
    • Philippiens 2:5-11
  • Évangile
    • Marc 14:1-15:47

Esaïe 50

4 Le Seigneur, l’Éternel, m’a donné le langage des disciples pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu. Il réveille, oui, matin après matin il réveille mon oreille pour que j’écoute comme le font des disciples.

5 Le Seigneur, l’Éternel, m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas rebellé, je n’ai pas reculé.

6 J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe, je n’ai pas caché mon visage aux insultes et aux crachats.

7 Cependant, le Seigneur, l’Éternel, est venu à mon aide. Voilà pourquoi je ne me suis pas laissé atteindre par les insultes, voilà pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme une pierre, et je sais que je ne serai pas couvert de honte.

8 Celui qui me déclare juste est proche : qui veut m’accuser ? Comparaissons ensemble ! Qui s’oppose à mon droit ? Qu’il s’avance vers moi !

9 C’est le Seigneur, l’Éternel, qui viendra à mon aide : qui me condamnera ?

Psaume 31

9 Tu ne m’as pas livré aux mains de l’ennemi, tu as mis mes pieds au large.

10 Aie pitié de moi, Éternel, car je suis dans la détresse ; j’ai les yeux, l’âme et le corps rongés par le chagrin.

11 Ma vie s’épuise dans la douleur, et mes années dans les soupirs ; ma force faiblit à cause de ma faute, et mes os dépérissent.

12 Tous mes adversaires ont fait de moi un objet de honte, de grande honte pour mes voisins, et je fais peur à mes amis ; ceux qui me voient dans la rue s’enfuient loin de moi.

13 Je suis oublié, effacé des mémoires, comme un mort, je suis comme un objet qui a disparu.

14 J’apprends les mauvais propos de plusieurs, je suis assailli de terreur quand ils se concertent contre moi et complotent de m’enlever la vie.

15 Mais moi, je me confie en toi, Éternel ! Je dis : « Tu es mon Dieu ! »

16 Mes destinées sont dans ta main : délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs !

Philippiens 2

5 Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ :

6 lui qui est de condition divine, il n’a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver,

7 mais il s’est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme,

8 il s’est humilié lui-même en faisant preuve d’obéissance jusqu’à la mort, même la mort sur la croix.

9 C’est aussi pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom

10 afin qu’au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre

11 et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

Marc 14

1 La fête de la Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi cherchaient les moyens d’arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir.

2 Ils se disaient en effet : « Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas d’agitation parmi le peuple. »

3 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase qui contenait un parfum de nard pur très cher. Elle brisa le vase et versa le parfum sur la tête de Jésus.

4 Quelques-uns exprimèrent leur indignation entre eux : « A quoi bon gaspiller ce parfum ?

5 On aurait pu le vendre plus de 300 pièces d’argent et les donner aux pauvres » et ils s’irritaient contre cette femme.

6 Mais Jésus dit : « Laissez-la. Pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a fait une bonne action envers moi.

7 En effet, vous avez toujours les pauvres avec vous et vous pouvez leur faire du bien quand vous le voulez, mais vous ne m’aurez pas toujours.

8 Elle a fait ce qu’elle a pu, elle a d’avance parfumé mon corps pour l’ensevelissement.

9 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera proclamée, dans le monde entier, on racontera aussi en souvenir de cette femme ce qu’elle a fait. »

10 Judas l’Iscariot, l’un des douze, alla vers les chefs des prêtres afin de leur livrer Jésus.

11 Ils se réjouirent en l’entendant et promirent de lui donner de l’argent. Quant à Judas, il se mit à chercher une occasion favorable pour le trahir.

12 Le premier jour des pains sans levain, où l’on sacrifiait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui dirent : « Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque ? »

13 Il envoya deux de ses disciples et leur dit : « Allez à la ville. Vous rencontrerez un homme qui porte une cruche d’eau : suivez-le.

14 Là où il entrera, dites au propriétaire de la maison : ‘Le maître dit : Où est la salle où je mangerai la Pâque avec mes disciples ?’

15 Alors il vous montrera une grande chambre à l’étage, aménagée et toute prête : c’est là que vous nous préparerez la Pâque. »

Thématique

Jésus, s’adressant aux disciples leur demande de rester vigilants pour que le maitre de la maison à son retour, ne les trouvent endormis [Mc. 13 :35-37].

Au lieu où la Pâque devrait être préparée dans la soirée, pendant qu’il était à table avec les douze disciples, Jésus leur dit, l’un de vous qui mange avec moi me trahira [14 : 16-18].

Deux jours avant la fête et des pains sans levains, les chefs des prêtres se préparaient à prendre Jésus au piège pour l’arrêter avant le jour de la célébration [vv. 1-2].

Se laissant parfumer les pieds par une femme, alors qu’il était dans la maison de Simon le lépreux, les critiques les plus acerbes pullulaient à son endroit [vv. 3-5]. Jésus réprimanda les diatribes, rétorquant que c’est une bonne cause parce qu’ils ont toujours les pauvres à leur disposition, alors qu’il ne sera pas toujours avec eux [vv 6-7]. Son acte prophétique annonce l’embaumement de son corps et sera universellement reconnu [vv. 8-9].

Décidé de livrer Jésus, Judas accepta avec joie de le faire sachant qu’il allait recevoir une somme d’argent pour le trahir [vv. 10-11]. Jésus indiqua aux disciples, le premier jour des pains sans levain, là où il souhaitait prendre la pâque avec eux dans une grande chambre à l’étage [vv. 12-15].

Exégèse

Quand la jalousie prend naissance, elle fait toujours l’actualité au moment où l’on s’attend le moins. Elle ne peut pas être repoussée facilement et l’attaque est imminente. Le tableau que présente Marc est l’innocence du Christ dans ses préoccupations à sa mission sacerdotale, face à l’incompréhensible jalousie qui nait sans raison, ni restriction, donnant lieu au désarroi mettant fin aux relations temporelles à l’opposé de l’amour. Christ accepte le défi, même quand les conséquences sont dangereuses.

Le contexte dans lequel se trouvait Christ semble indiquer que l’amour n’existait pas dans son entourage. Tout semblait tourner autour de sa personne, sauf lui faire du bien. Or le bien par l’enseignement de la bonne nouvelle [12 ;14] était sa préoccupation première : celle de faire la volonté du Père [3 :35]. Ses multiples déplacements d’une contrée vers une autre pour attirer des gens vers Dieu se confirmaient par la manifestation des miracles de toutes sortes [6:20; 16:20] qui se faisaient pour élever l’être humain à exercer la compassion [1 :41 ; 8 :2 ; 6 :34 ; 9 :22] à la hauteur de son témoignage et de sa foi. Mais de quelle compassion s’agit-il puisque si l’amour n’est pas présent, elle n’existe pas non plus ? La complaisance peut être associée au masochisme de l’hypocrisie, de la duplicité et du désavoue.

Marc présente la conséquence de l’état conscient-aveuglant conduisant au complot à n’importe quel prix. Christ le dénonce par la révélation de Dieu, même si les disciples le comprenaient plus tard, après la consommation de l’action. Les signes conduisant à ce qui devaient arriver sont visiblement confirmés par la présence de cette femme qui versa aux pieds de Jésus son meilleur parfum ; un acte de charité de première valeur au-dessus de la pratique de l’aumône.

La mort cruciale qui s’annonce ne nous invite-t-elle pas à partager la conviction que les évènements qui précèderont seront une nouvelle Pâque, une nouvelle libération effectuée par Dieu dans le drame de la Passion du Christ ?

Jeanne, infirmière et mère de quatre enfants travaille très dure pour les élever. Comme elle gagnait plus d’argent que son mari, ce dernier lui porta envie et devena soudainement jaloux. Décidant de mettre un terme à la vie de Jeanne et ne se faisant aucun souci pour ses enfants, le mari décida un jour de la faire tuer. Ses funérailles venaient d’être célébrées il y a plus d’une semaine aux cris amers et désespérés des enfants avec toutes les conséquences que l’on devine.

La société est devenue plus méchante et l’agressivité est grandissante dans le monde. Jésus montre le chemin en ce jour de la liturgie de la passion pour apprendre à mesurer la relation avec Dieu et lui faire confiance en toute occasion.

Marc présente le tableau suivant :

  1. La jalousie
  2. Les critiques
  3. Les conspirations
  4. À l’opposé des trois, Dieu a toujours le contrôle

Comments are closed, but trackbacks and pingbacks are open.