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L’Etat doit prendre toutes les dispositions pour créer un Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, MESRS, dans le but d’encadrer les universités privées et publics à acheminer vers la globalisation et à doter les jeunes universitaires des moyens de devenir compétitifs à tous les niveaux du savoir.

Discours du Dr. Fritz E Olivier à l’occasion de la Fête du Drapeau le 18 Mai 2018

Chers collègues de l’Enseignement Supérieur privé et public

Chers étudiants, bâcheliers et professionnels

Chers compatriotes

Nous prenons la parole à l’occasion de la fête du drapeau pour saluer tous les haïtiens et leur rappeler au rendez-vous de l’histoire. Une histoire riche en épopée, riche en dignité, riche en souvenirs inoubliables dans le modèle de la liberté véritable où tous sont égaux pour aspirer et concrétiser leur rêve dans un arc-en-ciel pluriculturel comme nationalistes et comme citoyens du monde. C’est aussi la fête des professeurs et de l’Université que nous considérons comme les protecteurs silencieux du devenir de cette nation.

L’Université GOC célèbre avec vous la fête du drapeau et de l’Université dans une dimension nouvelle qui éveille la conscience nationale : l’âme de chaque Haïtien face à ses responsabilités citoyennes pour assurer l’avenir du développement de notre civilisation.

Ce n’est pas une fête ordinaire. C’est un moment historique qui nous porte à apprécier le cheminement parcouru, à faire le bilan de nos conquêtes et de nos échecs au carrefour du changement où pointe timidement l’aurore de l’émancipation et du progrès incontournable, parce que la nation devient plus exigeante et plus apte à assurer son avenir par les moyens de l’éducation pour tous.

Notre drapeau est le symbole de cette liberté qui anime chacun de nous, en nous rappelant à rester solidaires pour construire et non pour détruire ; pour débattre et non pour combattre ; pour apprécier et non pour dévaluer ; pour aimer et non pour haïr.

Notre drapeau est l’affirmation de notre identité patriarcale qui contribue au delà du développement national où il brille avec humilité au cœur des nations.

Notre drapeau nous rappelle nos racines mais aussi notre évolution. Il inspire l’excellence dans la perfection et l’honneur dans l’accomplissement des étapes qui lui ont conduit à dévoiler ses arcanes dans l’amour qui est la force.

Notre drapeau nous rappelle que la nation doit être créatrice et productrice à tous égards dans tous les domaines du savoir et de la connaissance. La voie de l’enseignement est la route qui conduit à son apothéose. Elle doit bien réfléchir pour prendre son cap. Elle doit s’ajuster avec ses propres ressources pour embrasser un nouveau départ dans la solidarité fraternelle. Elle doit vivre de manière à mieux s’adapter à construire l’équilibre du monde.

Chers Compatriotes,

Depuis près de quarante ans l’Université GOC a compris qu’elle devait répondre à l’appel de sa mission : de préparer et d’équiper chaque haïtien à miser sur le savoir. Aujourd’hui la plupart des espaces sont occupés par les outils de transformation qu’elle leur a inculqués pour construire une meilleure société. Grace à la diligence et au savoir-faire de ses professeurs, l’Université GOC peut se réjouir de ses accomplissements et des défis relevés avec dignité et passion. Que ce soit dans le pays ou ailleurs, nos professionnels finissants brillent sur le marché mondial. Nous sommes fiers de leurs contributions et des résultats qui justifient la raison d’être de notre existence.

Les défis aujourd’hui ne sont pas des moindres car les problèmes deviennent plus complexes. Le niveau de la formation donnée dans la plupart des écoles primaires et secondaires est très faible. L’Université doit être créative, et prête à s’adapter aux changements d’où qu’ils viennent pour produire des résultats d’excellence dans sa vision et mission de travail, dans la compétitivité et l’opportunité pour tous. Elle ne peut pas fonctionner dans l’arbitraire mais doit faire appel aux meilleures ressources disponibles pour leur confier une place de responsabilité dans la formation des générations présentes et futures. Elle doit s’engager avec les autres partenaires de l’Enseignement Supérieur pour construire un véritable Consortium afin de maintenir l’équilibre social et la formation éclairée de la licence à la maitrise ; de la maitrise au doctorat.

Le développement endogène du pays passe par la qualité de l’Enseignement Supérieur offerte à la jeunesse haïtienne et c’est pourquoi j’invite tous les secteurs de l’Enseignement universitaire public et privé à se joindre à nous pour construire un véritable Consortium avec des conditions de travail conformes aux valeurs universellement reconnues qui favorisent, la recherche, l’information et le débat. Chaque université, étant donné son champ d’activité, de recrutement et de débouchés, peut élaborer une politique qui combine de manière originale ces objectifs. Si finalement la créativité conduit à introduire simultanément plusieurs stratégies de changement, l’ensemble du monde universitaire y gagnera.

Chers compatriotes,

Les efforts que avons toujours prôné sont de taille car ils évoquent la conscience haïtienne à travailler à partir de ses propres ressources, développer sons sens de créativité dans la culture nationale et conjuguer l’effort de tous ses fils à maintenir avec dignité la souveraineté nationale dans la liberté, l’amour et la passion.

Il devient impératif maintenant de réorienter la vision et la mission de l’Université d’Etat pour éviter la catastrophe de carence de professeurs et de professeurs non qualifiés qui enseignent depuis déjà quelque temps à l’Université et qui mettent sur le marché des cadres à moitié instruits ; faute de ressources humaines. Si elle veut actualiser sa mission, elle doit :

(1)  Se charger de la formation continue de tous les professeurs en offrant des programmes de maitrise et de doctorat dans toutes les spécialités à la rescousse des autres universités.

(2)  Ces professeurs auront pour mission de renforcer la qualité de l’Enseignement Supérieur qui y est donné pour que l’Université haïtienne devienne forte et compétitive à tous les niveaux sur le plan international.

Le savoir doit contribuer au bien-être et à la prospérité collective. De même, « la connaissance vise également à comprendre l’être humain et tout ce qui le caractérise (son univers, son environnement, ses productions artistiques, etc.) dans un contexte de liberté et de développement de la pensée critique. L’université – et c’est ce qui la distingue des autres lieux où se développe le savoir – ne vise pas seulement les effets économiques de la connaissance et n’obéit pas exclusivement au principe de rendement. Il importe, plus que jamais, de souligner que ‘éduquer’ appelle, étymologiquement, une sortie ‘hors de soi’ ; notre mission éducative s’applique aux personnes, certes, mais à la société elle-même, que l’université a le devoir d’amener plus loin que la réalité immédiate ou à court terme. »

Cette conception du savoir exige des institutions qu’elles valorisent le travail intellectuel et les conditions de son exercice, non seulement dans le discours mais bien par leurs pratiques.

Chers compatriotes,

L’Etat doit prendre toutes les dispositions pour créer un Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, MESRS, dans le but d’encadrer les universités privées et publics à acheminer vers la globalisation et à doter les jeunes universitaires des moyens pour devenir compétitifs à tous les niveaux du savoir. Ce ministère aura pour mission de s’occuper uniquement de l’Enseignement Supérieur et travailler de manière à lui doter de tous les instruments lui permettant de répondre favorablement aux grands défis qui attendent les professionnels appelés à résoudre les problèmes cuisants de la société et du même coup contribuer à l’innovation et à l’évolution.

Il ne s’agira pas d’une agence ou d’un organisme qui dépendrait du Ministère de l’Education Nationale, mais d’un Etablissement totalement indépendant qui s’occupera de l’émancipation et du succès de ceux qui sont appelés dans l’immédiat à occuper une fonction importante dans la société haïtienne.

La mission du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Le MESRS aura pour mission :

  1. De contribuer à l’enrichissement du patrimoine culturel, spirituel et scientifique de la communauté nationale et universelle ;
  2. De veiller à maintenir la connaissance en Haïti au niveau des acquis de la Science et de la Technologie universelle ;
  3. De transmettre le savoir et le savoir-faire aux futurs cadres et techniciens de la Nation Haïtienne en veillant à la fois à valoriser les professions et métiers utiles au développement national et à veiller à ce que le contenu et la méthode de formation soient adaptées à la solution des problèmes concrets du pays ;
  4. De préparer les compétences nécessaires au développement culturel, économique et social du pays ;
  5. De promouvoir la recherche en Haïti et l’orienter prioritairement vers le développement endogène des ressources humaines et matérielles de la nation ;
  6. De veiller à ce que les étudiants soient soudés à la réalité nationale par leur participation effective aux projets de développement notamment aux moyens de stage, de service et de toutes actions civiques.

La mission ne s’arrêtera pas à ce stade seulement, elle devra adopter des mesures pour contribuer à :

Gérer la qualité de l’Enseignement Supérieur

  • par la revue des curricula
  • par le contrôle continu de la qualité de l’enseignement traditionnel dispensé
  • par le contrôle continue de la qualité de l’enseignement numérique et actualisé
  • par des examens d’Etat conduisant à l’exercice de la profession

Accorder des licences de fonctionnement

  • Aux universités
  • Aux institutions d’enseignement supérieur

Développer des stratégies conduisant à leur efficacité par la création de:

  • Centre de recherches
  • D’ateliers de travaux pratiques
  • Laboratoires visuels et virtuels
  • L’enseignement à longue distance

Etablir des mécanismes de consortium entre les universités pour :

  • Favoriser des échanges entre étudiants et professeurs inter facultaires membres ;
  • Faciliter la mise à la disposition de ressources pouvant desservir la communauté universitaire ;

Dégager une politique pluraliste de l’Enseignement Supérieur créditant l’équivalence académique.

Concevoir et de gérer des programmes de bourses conditionnelles :

  • Aux étudiants désireux de financer leurs études ;
  • Aux professionnels qui souhaitent bénéficier des mêmes conditions dans les programmes de 2èmeet 3èmecycle (maitrise et doctorat)

Entreprendre au profit des étudiants des actions sociales, sportives et culturelles par :

  • La stimulation des jeunes à exercer leurs talents avec optimisme ;
  • L’encadrement des initiatives durant les activités para académiques ;
  • La valorisation des activités entreprises de manière à influencer les générations futures à assurer un progrès continu.

Créer le Conseil de l’Ordre des Universités Haïtiennes composé des Recteurs      d’Universités et des Directeurs d’Institutions d’Enseignement Supérieur travaillant :

  • En étroites collaborations avec le Ministère de l’Education Nationale ;
  • Entretenant une coopération culturelle dynamique avec les Universités d’outremer ;

Recevoir des quotités annuelles « en dehors de son budget normal de fonctionnement » lui     permettant de :

  • Miser sur un ensemble d’activités académiques et para académiques tel :
    • Organisation et maintien de son site Web
    • Organisation et publication de revues mensuelles ; journaux, recherches, ouvrages etc.
    • Organisation des examens permanents
  • Actualiser et maintenir un espace d’accueil à la hauteur et à la dimension de ses infrastructures.
  • Valoriser et promouvoir les acquisitions de manière à focaliser les intérêts intellectuels nationaux vers un patrimoine culturel intarissable.

Chers compatriotes,

La qualité est au cœur de la mission universitaire.  Elle repose sur le lien fondamental qui existe entre l’enseignement et la recherche.  Ce lien est le plus à même de garantir le développement et la transmission d’un savoir critique qui s’appuie sur des bases solides : acquisition de connaissances, développement de l’esprit scientifique, capacité de questionner les certitudes et d’exercer sa créativité.

Le lien fondamental entre l’enseignement et la recherche n’est pas réservé aux cycles supérieurs, mais il doit pouvoir être présent à tous les cycles. Dans la mesure où la recherche contribue à la formation de base des étudiantes et étudiants, l’Université a la capacité d’évaluer les connaissances et au développement de l’autonomie intellectuelle qui constitue désormais une exigence incontournable. Mesure qui conduira au développement de la capacité des individus à s’adapter tout au long de leur vie professionnelle.

La qualité de l’Enseignement Supérieur repose aussi sur la pertinence et la diversité des programmes d’études et de recherche proposés, sur l’offre de formations qui permettent aux étudiantes et étudiants de s’adapter à des besoins changeants et de se renouveler, sur les qualifications et les conditions de travail des professeures et professeurs, sur l’encadrement et des conditions d’apprentissage pour les étudiantes et les étudiants;

La qualité de la recherche universitaire dépend de plusieurs facteurs, mais essentiellement d’un environnement de travail propice à assurer aux personnes engagées dans la recherche les conditions nécessaires à l’exercice de la créativité, de la rigueur scientifique et de la pensée critique.

Il est opportun de se rappeler, en conclusion, que les universités ne se composent ni d’enseignants ni de chercheurs, mais de professeures et professeurs, c’est-à-dire de personnes dont la tâche consiste tout à la fois et par conséquent de manière indissociable à joindre les activités d’enseignement et de recherche. Une séparation des deux volets de la tâche porte atteinte à l’intégrité de la notion de professeur et, partant, de l’université elle-même.

L’accessibilité aux études

L’Université ne devrait plus être le privilège de quelques-uns. Depuis des dizains d’années plusieurs jeunes qui ont achevé avec leurs études n’ont pas les moyens de se rendre à l’Université. Pourtant si les dés étaient jetés en faveur de tous sans exception, le choix de se rendre à l’Université deviendrait le devoir de l’Etat de les encadrer contre remboursement du financement de leurs études après une année de grâce. Les questions taboues seraient une fois résolues et tous les haïtiens iraient à l’Université sans manquer un seul.

L’accessibilité est une responsabilité partagée entre bénéficiants et promoteurs. Si les bénéficiants peuvent construire sur leur avenir, les promoteurs peuvent construire pour développer une génération plus forte avec les moyens du bord qui surpasseraient ses prévisions. Cela signifierait que l’on consente aux universités des moyens et des ressources suffisantes pour assurer la diversité des programmes sur l’ensemble du territoire d’une part ; et d’autre part, en fonction des créneaux spécifiques de chaque établissement. Elle présuppose aussi un engagement de l’État à reconnaître et à appuyer cette diversité des besoins et des intérêts de la société, au-delà de considérations marchandes, afin d’enrichir le patrimoine collectif et d’accompagner la société dans son développement.

« Contribuer à l’accessibilité aux études peut aussi exiger des universités qu’elles répondent à des besoins spécifiques, étant entendu que ces demandes additionnelles ne mettent pas en péril l’accomplissement de la mission d’enseignement de base et que les universités disposent de moyens adéquats pour répondre à ces attentes. »

Tout apprentissage nécessite du temps et des moyens qui peuvent varier selon les personnes.  Compte tenu de la diversité des populations étudiantes, le soutien apporté aux personnes qui poursuivent des études universitaires devrait être adapté à des exigences variées.  Les dirigeants pourraient rater l’occasion de contribuer efficacement à la réussite des études supérieures d’un pourcentage significatif de la population haïtienne s’ils ne prenaient pas en considération les exigences requises pour la poursuite d’études supérieures à différents âges de la vie, par exemple s’ils continuaient à accorder ce soutien uniquement dans les cadres relativement restrictifs du système de prêts et bourses et à priver les universités des moyens d’un encadrement adapté aux différentes catégories d’étudiantes et étudiants. « En cultivant l’autonomie à l’encontre des pouvoirs, l’université doit maintenir une distance critique avec le monde, celle-là même qui devrait lui permettre d’éduquer au jugement, de transmettre la culture et de réfléchir sur le sens de notre présence dans le monde. En des temps de crise économique, écologique, culturelle et sociale, nous aurions plus que jamais besoin d’un lieu dédié à une telle réflexion. »

Évaluation des programmes

Si toutes les universités ont leur programme, il devient évident qu’elles disposent de la volonté et des ressources de les mettre en œuvre de manière régulière et systématique et que les processus prévoient la contribution de toutes les parties concernées par la qualité des programmes : corps enseignement, étudiantes et étudiants, employeurs et autres organisations. Les programmes existent pour répondre à des besoins précis, certes, mais aussi pour développer l’esprit critique en regard des demandes sociétales et permettre l’évaluation de leurs conséquences sur la société à court ou à moyen terme, ce qui constitue leur coloration proprement universitaire.  Autrement dit, les programmes universitaires, particulièrement dans le cadre des rapprochements avec les entreprises privées ou en réponse à des besoins précis de formation de personnel, ne devraient jamais perdre de vue le caractère distinctif de la formation universitaire. Celle-ci vise, certes, l’acquisition des connaissances mais, aussi, à en dégager le sens. En clair, cela signifie que dans une université, on ne fait pas qu’enseigner la grammaire française ; on assortit cet enseignement d’une perspective sur l’histoire de la langue ou sur les incidences idéologiques (sexistes, par exemple) du langage. Tout programme universitaire devrait, lorsque cela convient, inclure cette dimension essentielle.

Conclusion

L’intervention immédiate est à souhaiter si on ne veut plus sacrifier les jeunes à recevoir une mauvaise formation universitaire. Sur un échantillonnage de trois cents étudiants finissants dans la plupart des universités du pays, 90% n’arrivent pas exprimer leurs idées, 80% ne savent pas écrire correctement un rapport, 70% deviennent des agents de chantier sous supervision, alors que moins de 5% peuvent occuper des espaces de bureau, 85% n’ont pas la formation qu’il faut pour être à la hauteur de leur mission. « Un diplôme doit pouvoir se nourrir d’une équipe enseignante impliquée, qui mobilise des connaissances nouvelles produites au travers de son activité de recherche. Cependant, ce diplôme doit aussi être une réponse à une attente. »

Devant le tableau inquiétant de la situation, il devient évident qu’il n’est plus question de rester les bras croisés, de faire de la politique de visibilité où d’espérer que cette dernière est la voie royale qui peut contribuer au changement. L’Université doit avoir les mérites qui lui reviennent de droit. Il ne peut y avoir de société sans le support de l’Université. Elle est le dernier espace des saines réserves capables de contribuer à tous les niveaux aux changements véritables sur les problèmes d’actualité. Sa participation au développement doit être directe et non tangentielle. « Les universités sont souvent sommées d’être imputables, exigence toujours perçue – et à tort – sur un plan pécuniaire ; mais elles assument également une autre forme d’imputabilité, celle qui consiste à répondre, par devers la société présente et future, de leur rôle culturel. »

L’Université engage tous les acteurs qui participent à la vie de ces institutions à prendre acte des grandes volontés qui sont présentées pour construire le futur dans le présent.

Chers Compatriotes,

L’Université en Haïti est encore loin d’accomplir sa mission car elle n’est pas sans contraste et les nuances sont autant de sujet que de réflexions à traiter devant la complexité de leur solution. Elle est très significative des réponses académiques à rechercher notamment sur la question: Les Universités savent-elles diversifier leurs enseignements en fonction de leurs objectifs et au cours du temps, savent-elles les adapter au niveau des connaissances internationales et à tous les acquis de la science, aussi bien qu’aux besoins de la formation et aux capacités des étudiants?

L’effort est monumental mais réalisable. Si d’autres pays ont une tradition de succès dans la qualité de leur enseignement, L’Université en Haïti est invitée à emboîter le pas du changement vers le développement de tous dans une concertation collective où les balises sont les seules conditions qui favorisent un agenda de travail pour la fortification des nouvelles infrastructures capables d’assurer les générations présentes et futures un avenir de progrès.

La tradition Fête du Drapeau et fête de l’Université suit son cours. Qu’elle devienne un temps de réflexions à l’échelle nationale. Qu’elle contribue à la prise de conscience patriotique et patriarcale, ramène tous les cœurs vers une même pensée de progrès et de développement pour tous. Que chaque année marque notre constante progression sur l’échelle de l’excellence!

Notes et Références

http://www.fqppu.org/bibliotheque/prises-de-position/memoires-avis/institution-universitaire.html

Le savoir universitaire au cœur de la société, thématique du Congrès de mai 2001 publié en avril 2003.

Le lien enseignement-recherche à l’Université, mai 1999 publié en 2001.

L’Université comme Service Public, mai 1997.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201110/28/01-4462171-luniversite-nest-pas-une-entreprise.php

http://orientation.blog.lemonde.fr/2013/04/10/quel-role-et-quelle-organisation-pour-luniversite-aujourdhui-entretien-avec-jacques-comby-president-de-luniversite-jean-moulin-lyon-3/

 

 

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