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Comme le royaume est comparable à la foi, il est cultivable et croît dans la vie de tout être pour devenir utile et porteur de salut au plus grand nombre.

… c’était la liberté

Luke 3:15-17, 21-22

15 Hypocrites ! lui répondit le Seigneur, est-ce que chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache pas de la crèche son bœuf ou son âne, pour le mener boire ? 16 Et cette femme, qui est une fille d’Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat ? 17 Tandis qu’il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient confus, et la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qu’il faisait. 21 Il est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, pour faire lever toute la pâte. 22 Jésus traversait les villes et les villages, enseignant, et faisant route vers Jérusalem.

Jésus compare le royaume de Dieu comme quelqu’un qui a une foi embryonnaire, la cultive jusqu’à porter des fruits, attirant beaucoup d’autres à lui [Luc 3 : 18-20].

Faisant suite à une question qui lui a été posée sur le nombre de ceux qui seront sauvés, Jésus réplique que chacun doit se préoccuper de sa propre conversion pour parvenir au salut [vv. 23-24].

Jésus enseigne de faire le bien le jour du sabbat prenant en exemples, le bœuf et l’âne qu’il faut détacher pour qu’ils aillent boire ; séparer du lien de l’esclavage, une fille d’Abraham détenue par Satan [v. 15]. Tandis que d’un côté, ses adversaires étaient dans la confusion ; de l’autre, la foule était dans l’allégresse dans son enseignement [v. 17]. Sur la route vers Jérusalem, il continua pour ajouter, que le royaume de Dieu est comparable à un levain minuscule qui transforme l’être humain [vv. 21-22].

Comprendre le royaume de Dieu a toujours été un mystère pour les sceptiques et compris un peu différemment par les croyants. Toujours est-il que les grandes questions se posent sans pour autant arriver à convaincre l’image de ce qu’elles représentent véritablement. Tantôt, il est proche [21 : 31] ; tantôt il est à vous [6 : 20] ; tantôt il viendra [22 : 18] ; donc, il est partout. Que d’images et d’illustrations confirment l’infinité de Dieu dans l’espace et le temps. Bonne nouvelle accueillie avec foi et espérance ; peu importe la finalité, Jésus est venu apporter les deux par son enseignement de manière à changer de direction, la vie de tous à prendre la route du royaume pour avoir la vie éternelle [10 : 25 ; 18 : 18, 30].

Comme le royaume est comparable à la foi, il est cultivable et croît dans la vie de tout être pour devenir utile et porteur de salut au plus grand nombre. Il est à la fois croissance et richesse, comme le levain qui fait grandir la foi par ce qu’elle entend, ce qu’elle témoigne et qu’elle lit pour devenir instrument de grâce. Ainsi le disait Tertullien : « Nous sommes d’hier, et déjà nous avons rempli la terre ».[1]

Il est aussi instrument de grâce capable de rendre l’impossible possible dont il est écrit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » [18 : 27]. « L’Église, en dépit des épreuves et des difficultés, continue à se développer comme un arbre florissant. Elle a commencé avec un petit groupe d’apôtres et de disciples. Elle s’est étendue plus tard aux nombreuses personnes qui ont eu le bonheur de participer aux rencontres avec le Seigneur ressuscité avant son Ascension. »[2]

Le royaume est loin d’être le sabbat.[3] Et Christ d’ajouter « Le Fils de l’homme est maitre même du sabbat » [6 : 5]. Si l’un est la promesse, l’autre est un état de croyance religieuse. Christ dénonce ce dernier parce qu’étant mal compris, il contribue à l’enchainement de l’être humain et non à sa libération [Ac. 7 : 35]. C’est pourquoi Christ parle de l’inviolabilité du bien qui est un acte d’amour, de compassion et d’attention. Si le bien n’était pas permis, donc Dieu aurait ses limites. En essence, qui peut limiter Dieu ? Ou qui peut limiter l’être humain quand il pratique l’enseignement du Christ, devenant comme lui, libre de toute entrave et par conséquent des entraves du sabbat. Personne ne peut être l’esclave d’un précepte ou d’une loi quand ils ne sont pas bons. Les deux doivent être justes et assurer la liberté des uns, des autres. « À l’intérieur du pharisaïsme, nombre de questions restaient ouvertes. Jésus pouvait, comme tout « rabbi » de l’époque, marquer son accord ou sa désapprobation sur tel ou tel point particulier sans pour autant engager très loin son autorité et sans se prononcer par le fait même sur la valeur en soi de la tradition. »[4]

Jésus argumentait sa foi devant ses adversaires devenus confus qui ne l’acceptaient pas ; que d’autres approuvèrent en lui disant : « Maître, nous savons que tu parles et enseignes droitement, et que tu ne regardes pas à l’apparence, mais que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité » [10 : 24]. Cet argument est aussi bien valable pour chacun de nous pour éviter le piège de l’envoutement, devenir esclave de personne, de groupe, de société, de religion, de culte, de secte qui retienne captif votre liberté, sous le joug de la servitude.

Le couple Joseph racontait qu’ils ont perdu toutes leurs bonnes années à faire partie d’une secte religieuse qui exerçait une pratique traditionnelle brevetée de formules rétrogrades. Tous devaient adhérer sans poser de questions et l’interdiction de visiter d’autres congrégations leur étaient défendus pour éviter de perdre la grâce. Le couple ainsi que plusieurs autres membres de la secte devraient suivre à la lettre tout ce qu’on leur demandait au point où ils étaient malheureux et la joie n’existait plus. Un jour, alors qu’ils étaient chez eux, après avoir regardé à la télévision un message sur la vérité qui affranchit, ils ont pris tout simplement la décision de laisser leur lieu de résidence pour se rendre dans un autre département. N’ayant jamais laissé leur adresse aux membres de ce secte, ils racontent que la joie n’a pas pris beaucoup de temps pour revenir dans leur foyer et c’était la liberté. Depuis lors, le couple ne faisait que suivre l’enseignement du Christ.

Peut-être que vous êtes attaché quelque part sans le savoir ou que vous appartenez à un groupe auquel vous n’êtes pas libres, sachez que Dieu est un Dieu de liberté. Le message de Christ comme raconte le Livre de Luc se lit ainsi : « Il est venu proclamer aux captifs la délivrance ; aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés. » [4 : 19]. Il est grand temps de faire volte-face et laissez-vous gagner comme la foule qui se « réjouissait de toutes les choses glorieuses qu’il faisait » dont l’enseignement continue de bouleverser l’humanité sceptique comme le furent ses adversaires [3 : 17]. Rattachons-nous dans l’arbre du Christ qui est devenu le levain parfait capable de nous nourrir au delà de nos espérances. « Nous faisons partie de cet ‘arbre,’ nous sommes des branches vivantes sur lesquelles beaucoup d’âmes ont pris refuge pour trouver la paix et l’épanouissement véritable dans une société désorientée et hédoniste. Prolongeons nos branches encore plus loin, nous étirant afin de toucher toutes les âmes que la providence place sur notre route. C’est Jésus lui-même qui nous le demande. Il attend et il espère une réponse généreuse. »[5]

La grande leçon à tirer de ce Chapitre est de faire uniquement confiance à Dieu, en évangélisant selon l’enseignement du Christ. « Évangéliser c’est cela aussi croire que la parole que l’on sème portera un jour ou l’autre son fruit. Mais comme pour le semeur de l’évangile il nous faut attendre. L’heure de la moisson ne nous appartient pas, pas plus que la quantité de fruits qu’elle donnera. »[6]

Notes et références


[1]Delebecque Édouard. Note sur Luc, 2, 41-52. In: Bulletin de l’Association Guillaume Budé, n°1, mars 1973. p. 76.
[2]http://forumnoula.e-monsite.com/pages/les-enfants-aujourd-hui.html [30Déc. 2018]
[3]Ibid. https://fr.aleteia.org/2017/12/28/8-cles-pour-que-vos-enfants-ne-vous-desobeissent-pas/
[4]Aubert Jean-Marie. L’objectivité de la morale chrétienne et la philosophie de l’être. In: Revue des Sciences Religieuses, tome 56, fascicule 1, 1982. pp. 63. [5]Op. cit.de Aubert Jean-Marie : Ce problème appellerait à préciser la notion de spécificité de la morale chrétienne. Là dessus, voir nos articles : La spécificité de la morale chrétienne selon s. Thomas, in « Supplément » (à la Vie spirit.) 1970, n° 92, p. 55-73 et Les vertus humaines dans l’enseignement scolastique, in « Seminarium » 1969, p. 417-433.
[6]Ibid. Aubert Jean-Marie. p. 54.
[7]Ibid. Delebecque Edouard. P. 81.
[8]Op cit.Voir sur cette doctrine le gros ouvrage de B. Stoekle, Gratia supponit naturam. Geschichte und Analyse eines theologischen Axioms, Rome, 1963. [9]Ibid. Aubert Jean-Marie. p. 53.

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